Derrière un goût pour un primitivisme contemporain: les logiques commerciales des industries culturelles et vidéoludiques?
Behind a taste for contemporary Primitivism: the commercial logic of the cultural and Video Game Industries?
Abstract
This article shows how historical exploration informs artistic practice in art games. The artist finds themself working with the history of the entertainment industry and African art as artistic material. Through this history, representations of Black playable characters in video games take on a meaning beyond a simple battle of media representations. A material reality persists and shapes these representations, while video games ultimately seem very similar to world's fairs, colonial exhibitions, and human zoos. Ultimately, for those who take the decoding of ideologies seriously, spectacles of otherness aim to erase the material realities of domination. This article thus questions a contemporary trend in video game studies to abandon the decoding of representations in favor of a decoding and reception that seem to have become intuitive and accessible to everyone, whether researchers, players, or amateurs.
Cet article montre comment une exploration historique renseigne sa pratique plastique en artgame. L’artiste se retrouve à travailler, l’histoire de l’industrie du divertissement et des arts Nègres comme matériau plastique. Éclairées par cette histoire, les représentations de personnages jouables noirs dans les jeux vidéo mondialisés prennent un autre sens qu’une simple guerre des représentations médiatiques car une réalité matérielle perdure et configure ces représentations. Le spectacle vidéoludique ne semble finalement pas si éloigné que l’on aimerait le penser, des expositions universelles et coloniales, ainsi que des zoos humains. Finalement pour qui prend au sérieux le décryptage des idéologies, les spectacles de l’altérité visent à effacer les réalités matérielles de domination. Cet article questionne ainsi une tendance contemporaine dans les études des jeux vidéo à délaisser le décryptage des idéologies au profit d’un décodage et d’une réception des représentations qui semblent devenus intuitifs, à la portée de tous, qu’ils soient chercheurs, joueurs et amateurs. L’auteur pointe un problème en sciences du design qui voudraient placer ces stéréotypes discriminants dans un inconscient impossible à saisir par les créateurs et défend la nécessité d’une méthodologie sociocritique qui permet de rendre préhensibles les “méchants problèmes de design”.

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